Un Mozart de la peinture?

Anton Van Dyck (1599-1641) fut un génie précoce qui à 17 ans, était déjà reconnu comme "maître" par la guilde des peintres d'Anvers, et qui mourut assez jeune (42 ans, contre 35 pour Mozart). Mais Van Dyck serait comparable à un Mozart né après Beethoven,  qui aurait donc dû se démarquer d'un autre génie aussi novateur et créatif dans son domaine que le  "grand sourd", toutes proportions gardées. Le "Beethoven" auquel Van Dyck dut se confronter, ce fut Rubens, qui aurait pu écraser la personnalité de son jeune confrère, qu'il embaucha comme assistant.  Mais Rubens eut l'intelligence de lui laisser la bride sur le cou, voire même de le recommander à ses commanditaires italiens, pour lancer sa carrière. Van Dyck prit donc son envol, mais eut quand même à affirmer son style par rapport à celui de son grand aîné, dont la puissance inventive et le brio auraient pu l'écraser. 

On sait qu'il n'en fut rien, notamment parce que Van Dyck réussit à "trouver son créneau", celui du portrait. Il devint alors un peintre recherché par toutes les cours d'Europe, en particulier celle d'Angleterre. Mais réduire Van Dyck à un statut de portraitiste officiel des "puissants" serait très limitatif, ce fut aussi un grand peintre baroque, dont le style nous est peut être plus proche et plus accessible que celui, plus démonstratif et plus "coloré", de son illustre maître Pierre-Paul Rubens. 

L'exposé : Van dyck

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