Les profondeurs du silence

La peinture hollandaise du Siecle d'Or (entre 1600 et 1680 environ) est d'une exceptionnelle richesse. Elle mérite donc plusieurs présentations. Dans celle-ci, on s'attache à la figure encore énigmatique de Vermeer, dont on ignore beaucoup de choses, malgré l'engouement extraordinaire dont il est l'objet et les recherches très approfondies effectuées sur ce peindre depuis sa "redécouverte" en 1860. 

Il est célèbre pour ses "scènes d'intérieur" (mais aussi pour deux paysages et quelques tableaux religieux) qui sont une sous catégorie des "scènes de genre". Il a peint très peu, n'a pas vécu vieux (mort à 43 ans) et dans son répertoire limité ces scènes d'intérieur représentent donc l'essentiel. 

Les scènes de genre étaient une catégorie de peinture très dépréciée dans les pays latins qui n'aimaient que les peintures religieuses, mythologiques ou d'Histoire, mais elles connurent un essor extraordinaire dans les Provinces Unies devenues indépendantes, car elles plaisaient à une bourgeoisie hollandaise en pleine expansion, qui faisait commerce avec le monde entier, et dont le pays tenait tête à l'Espagne, la France et l'Angleterre, les 3 grandes monarchies du continent européen.  Beaucoup de maisons, mêmes modestes, s'ornaient de tableaux dont un grand nombre était des scènes de genre (une autre grande catégorie étant la peinture de paysage, mais il y avait aussi des natures mortes, où flamands et hollandais excellèrent). Une pléiade de peintres dont Ter Borch, De Hooch et Vermeer, tentait de répondre à cette demande. Leur situation matérielle dépendait beaucoup de la conjoncture économique qui a beaucoup fluctué au XVIIème siècle, marqué par de nombreuses guerres et autres fléaux (famines, peste, choléra..).

La grandeur de Vermeer apparait clairement quand on le compare à ses confrères.

L'exposé en PDF Vermeer ter borch de HoochVermeer ter borch de Hooch (2.87 Mo)

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