Cénacles à Florence

A Florence il existe, disséminés un peu partout dans la ville, des monastères qui conservent encore leur structure première. Les moines les ont quittés depuis longtemps, mais subsistent souvent leur fabuleux décor qui date de la Renaissance. Il en est ainsi par exemple du plus fameux d'entre eux, celui de San Marco, sur la place homonyme, décoré par Fra Angelico avec l'aide de ses assistants.

Dans cet exposé nous allons explorer 4 autres monastères moins connus, ou plus exactement leur réfectoire. Celui-ci est décoré par une fresque représentant la Dernière Cène : c'est le dernier repas que Jésus et ses apôtres prennent ensemble. Il leur annonce qu'un des leurs l'a trahi et qu'il va être mis à mort le lendemain. Il leur explique, de façon symbolique, le sens de son sacrifice ("Prenez et mangez, car ceci est mon corps...").

Cette décoration servait aux moines à méditer, pendant leur repas, devant le sacrifice du Christ, tandis qu'un frère leur lisait un passage des Evangiles. Ces 4 fresques seront comparées à une autre Cène, mais qui est à Milan. On pourra voir la différence de style des peintres Florentins de la première Renaissance (avant 1500) et ce qui les différencie du plus génial d'entre eux.

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Commentaires

  • Godefroy Dang Nguyen
    • 1. Godefroy Dang Nguyen Le 13/08/2022
    Merci beaucoup pour votre commentaire.

    Une oeuvre d'art est un support de communication entre le créateur et le récepteur. Le premier a une intention que l'oeuvre exprime, le second une réaction.

    Pour communiquer, il faut disposer d'un langage commun (de conventions que l'on partage). C'est pour cela que l'on comprend mal les oeuvres anciennes, car on ne connait plus certaines des conventions sur lesquelles les créateurs se fondaient. Ici par exemple il faut connaitre ce qui est dit dans les évangiles, au moins en gros, à propos de ce dernier repas : Les Cènes sont des conventions de représentation.

    Mais les intentions de l'artiste peuvent être explicites ou latentes (subconscientes, disons). Nos connaissances des conventions nous permettent de percevoir l'intention explicite, mais l'intention latente, elle, dépend de notre interprétation qui dépend elle même de notre familiarité avec la personnalité de cet artiste.

    Dans le cas de Leonard, les historiens s'accordent à penser qu'il était sans doute homosexuel, et il est fort possible en effet qu'il ait voulu féminiser St Jean. Mais cela reste du domaine de l'interprétation. On ne saura jamais vraiment ce qu'il a voulu faire de façon latente. L'essentiel est que l'oeuvre nous touche.

    Pour ce qui me concerne, j'apprécie l'intelligence de Léonard, cette construction savante (et belle) qu'il élabore pour rendre compte du message profond du texte qu'il illustre. Lui seul a su le faire à l'époque, et c'est ce qui le rend si grand.
  • Prêt relais
    Est-on absolument affirmatif sur l'image de Jean dans La Cène de Léonard, au sens où Léonard l'aurait décrite lui-même, en personne ? Ou est-il permis d'y voir un autre acteur de la vie de Jésus, et en l'occurrence une actrice ?...

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